Chaque dimanche, nous sommes invités à faire de ce jour,
le jour du Seigneur ressuscité.
Accueillir le Seigneur dans sa maison,
au milieu de sa famille et de son quotidien,
quelle joie !
Bon dimanche !
PREMIERE LECTURE Lecture du livre des Actes des Apôtres
Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le
ciel, retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des
Oliviers » qui en est proche, la distance de marche ne dépasse pas ce qui
est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre
haute
où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. – Parole du Seigneur.
où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. – Parole du Seigneur.
PSAUME
(R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui
aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui
tremblerais-je ?
J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je
cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour
admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.
Écoute, Seigneur, je t’appelle ! Pitié !
Réponds-moi ! Mon cœur m’a redit ta parole : « Cherchez ma
face. »
DEUXIÈME
LECTURE Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre
Bien-aimés, dans la mesure où vous communiez aux
souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et
l’allégresse
quand sa gloire se révélera. Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que personne d’entre vous, en effet, n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme agitateur.
Mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas de honte, et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là. – Parole du Seigneur.
quand sa gloire se révélera. Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que personne d’entre vous, en effet, n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme agitateur.
Mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas de honte, et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là. – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE « Père, glorifie ton Fils »
Alléluia. Alléluia.
Je ne vous laisserai pas orphelins, dit le Seigneur ; je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.
Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et
dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils
te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il
donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie
éternelle,
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. » – Acclamons la Parole de Dieu.
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. » – Acclamons la Parole de Dieu.
7ème Dimanche de Pâques
Bien aimés dans le Seigneur,
Nous sommes au soir du Jeudi Saint. Tout
est accompli. Jésus a tenu à célébrer encore une fois de plus la Pâque avec les
siens, mais il pressent bien que ce sera la dernière. Il est venu à Jérusalem
malgré les avertissements de ses amis qui, à plusieurs reprises, l’ont prévenu
que le sanhédrin (Assemblée suprême de Juifs chargés de rendre la justice) et
la caste aristocratique des sadducéens (qui n’acceptaient pas la mystique du
Dieu-Père et la certitude de la Résurrection) avaient décidé sa mort. Il est
venu non pas par bravade, non par provocation, mais parce que la Vérité a tous
ses droits. Dans ce contexte survolté, on aurait pu s’attendre de la part de
notre Seigneur Jésus à un peu de prudence, à un peu plus de modération sinon de
sagesse. Et bien non ! Il est là, il parle en public sur l’esplanade du
Temple, et tant pis si la Vérité qu’il proclame est reçue comme une
provocation. Il faut qu’il aille jusqu’au bout de sa mission parce que telle
est sa fidélité au Père, parce que telle doit être la fidélité de tous ceux qui
se veulent ses disciples comme nous aujourd’hui.
C’est dans ce contexte, après
symboliquement manifesté son amour pour les siens en leur lavant les pieds,
geste servile s’il en fut, Jésus célèbre l’Eucharistie. C’est au cours de cette
dernière qu’il fait ses recommandations, qu’il prie le Père pour lui-même,
qu’il prie le Père pour ses disciples : ce n’est pas pour le monde
que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Quand
Jésus parle du monde, ce n’est pas de la création en général qu’il parle, mais
de ceux qui ont fermé leur cœur à la lumière, qui se sont endurcis, qui se sont
laissés scléroser par le péché. Ce sont ceux qui, malgré la situation
catastrophique que traverse le monde du fait de covid-19 ne veulent toujours
pas se convertir. Ce sont ceux-là qui sont le monde pour lequel Jésus ne prie
pas. Si nous sommes sauvés par Jésus, il n’empêche que nous sommes encore
pécheurs, que nous avons fort à faire pour vivre l’amour mutuel et l’amour de Dieu,
pour aider à construire l’Église qui n’est autre que le Corps du Christ.
Bien aimés dans le Seigneur, nous sommes
en train de reprendre petit à petit avec le déconfinement, nos activités
communautaires. D’ici peu, nous allons reprendre avec les célébrations
eucharistiques qui nous ont manqué pendant une longue période. Les chrétiens à
travers le monde se réjouiront. Mais quel sens donnerons-nous à la vie
communautaire, à l’Eucharistie après le confinement ? En effet, comme
aboutissement, il paraît parfois difficile de reconnaître dans nos messes le
signe tangible et palpable d’une communauté qui célèbre l’amour de Dieu qu’elle
vit entre elle et qu’elle sacralise ; et comme source de notre unité,
notre communion personnelle à Jésus Christ ne risque-t-elle pas d’être quelque
peu illusoire si elle n’aboutit pas justement à une communion réelle entre
nous ? Dans l’un et l’autre cas, la question qui se pose est la
même : nous partageons entre nous le Corps du Christ, que reste-t-il de ce
partage lorsque nous avons passé la porte de l’église ?
Dans cette attente de la venue du
Défenseur, ouvrons nos cœurs au Souffle de Vérité, au feu de bienveillance et
au rendez-vous de la prière. Amen !
Abbé Servais MOUMOCKO LOUPETH
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